Avoir un deuxième enfant : mes appréhensions

Mon huitième mois de grossesse étant terminé, mes interrogations face à ce qui m’attend sont de plus en plus présentes.

Entre impatience d’avoir ce petit bébé entre les mains et en même temps peur de ne pas pouvoir accorder assez de temps à ma Leïa et à mon petit bout, je me demande comment je vais faire pour réussir à gérer deux enfants de manière équitable.

Comment maintenir ce lien fusionnel qui nous unit mon aînée et moi ? Comment faire en sorte de la sécuriser au maximum et qu’elle n’ait pas le sentiment qu’on lui « pique » sa place ?

Jusqu’à présent elle moi c’était une grande histoire d’amour dans laquelle personne n’a pu s’interposer… Quand sera t-il demain ? Et mon deuxième bébé qui arrive, vais-je voir la même intensité d’amour à lui apporter ?

 

La culpabilité

Me voilà prise dans ce sentiment de double culpabilité; rester toujours autant disponible pour ma grande et l’être aussi pour sa petite sœur tout comme je l’ai été la première fois où je suis devenue maman.

Culpabilité également de retirer la position « exclusive » qui s’était naturellement imposée à ma fille. Elle a eu l’attention entière de ces deux parents. Il faudra désormais composer avec un autre bébé.

 

Vais-je réussir à aimer mon deuxième bébé de manière aussi intensive ? 

L’amour que je porte à ma fille aujourd’hui est sans mesure, d’une intensité jamais connue jusqu’à présent. Elle est mon sang, mes tripes… C’est elle qui m’a appris ce que le mot « VIE » signifie. Je lui dois beaucoup. En la mettant au monde, j’ai aussi accouché d’une nouvelle femme. Son arrivée dans ma vie a été un bouleversement. Je me suis remise en question, j’ai grandit. Je me sens tellement plus forte, plus en confiance. Elle m’a secoué, poussé dans mes derniers retranchement. Elle a cassé mes fausses croyances. Et en même temps, toutes les deux, on a appris à s’élever mutuellement. Notre lien est indestructible, c’est du béton armé.

Comment ressentir à nouveau ces sentiments pour ma deuxième fille ? Dois-je même les ressentir ? Qu’est ce qu’il va se passer en moi à son arrivée ? Moi qui désormais connais le sentiment de maternité ? Mystère.

D’une manière générale j’ai confiance en la vie, je me suis toujours dis que les choses ne se déroulent pas par hasard. Je ressens l’intime conviction qu’une fois notre deuxième puce parmi nous, tout se mettra en place naturellement. Mais en attendant je ne peux m’empêcher de me poser des questions.

 

Surmonter la fatigue

Nuits blanches, pleurs, allaitement, yeux rouges de fatigue… J’appréhende déjà l’épuisement extrême que j’ai ressenti dans les premiers mois de ma fille… Comment vais-je gérer deux enfants ? Heureusement que Leïa est « grande », j’entends par là autonome dans la marche, le jeu et les repas. Plus ça va et plus elle aime m’aider : étendre le linge, porter les courses etc. J’imagine que quand bébé sera là elle voudra m’aider aussi.

 

Mon entourage me rassure en me disant que mes interrogations sont saines et naturelles. Au fond de moi j’en suis convaincue également. J’ai juste, je pense, comme toutes futures mamans des appréhensions qui sont propres à l’attente d’un deuxième enfant.

 

A très vite

XOXO

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :