Aider son bébé à faire ses nuits

« Elle fait bien ses nuits ? » est la question que l’on me pose le plus souvent à propos de mon petit trésor.

Le sommeil de bébé reste est une vraie problématique pour beaucoup d’entre nous, raison pour laquelle je me suis dit que partager mon expérience pourrait peut-être aider ceux qui cherchent des réponses ou un témoignage…

Mon bébé a été nourri exclusivement au sein pendant plus de 3 mois et quand les gens apprenaient cela, ils me répondaient : « tu es chanceuse car c’est rare qu’un bébé allaité exclusivement fasse des nuits complètes » (article sur mon expérience de l’allaitement ici).

Ma fille a commencé à faire des nuits complètes (sans aucun réveil) à partir de 2 mois. Avant cela, elle se réveillait toujours à 2h ou 4h du matin pour téter. J’ai connu les nuits chaotiques (ou tu ne dors PAS) pendant un mois et demi environ.

Peut-être que je suis chanceuse… Mais pour arriver à ce résultat, j’ai appliqué ce que j’appellerai la « méthode de la sécurisation ». Qu’est-ce que la sécurisation ? Il s’agit tout simplement de sécuriser (of course) bébé, de suivre son rythme naturel pour mieux l’accompagner vers le sommeil.

Voici en quelques points ce que j’ai fait pour que mon bébé parvienne à faire ses nuits.

Attention, méga warning ! Il s’agit de mon expérience personnelle, bien entendu tout le monde fait comme il le sent. L’objectif est de fournir mon témoignage. 

 

  1. Ecouter son bébé et suivre son instinct maternel

Pour être honnête, j’ai eu un déclic lorsque je suis sortie d’un rendez-vous avec notre pédiatre. J’étais à cette période littéralement morte de fatigue. Je ressemblais à un zombie, j’étais devenue l’ombre de moi-même !

Nous avions fait part au pédiatre de notre inquiétude quant au fait que notre bébé ne s’endormait qu’au sein, qu’elle se réveillait la nuit, que son sommeil était très perturbé.  Face à ce que nous considérions à l’époque comme problématique, elle nous a répondu, avec la plus grande simplicité du monde, « Où est le problème ? » Elle avait raison ! En quoi est-ce un problème qu’un enfant allaité s’endorme au sein ? Quant au sommeil perturbé, il faut s’adapter.

La pédiatre nous a conseillé de lâcher prise, de ne plus écouter les conseils des gens mais plutôt de s’écouter. Il faut savoir que ce qui a fonctionné pour un bébé ne fonctionnera pas nécessairement pour un autre ! Toute la difficulté est de savoir et de comprendre ce dont a besoin son bébé. En attendant il faut cajoler et soutenir même si cela très dur surtout quand on est en manque de sommeil. Et dites-vous bien que votre bébé finira bien par s’endormir, il faut être patient.

 

  1. Sécuriser

Imaginez-vous devoir vous rendre dans un autre continent, avec d’autres coutumes et un autre mode de vie. Vous êtes à l’aéroport et votre contact sur place (celui chargé de vous héberger, de vous montrer le pays, etc.) n’est pas là. Vous paniquez.

Pour un bébé, c’est la même chose, voire pire ! La naissance est un grand chamboulement pour un bébé qui lui ne comprend rien de ce qu’il s’est passé.

Après l’accouchement, un nourrisson a besoin d’être près de sa maman pour être rassuré. Votre odeur, votre voix et votre souffle lui rappellerons les moments privilégiés qu’il passait dans votre ventre. Le soir, lorsqu’il doit dormir seul dans son lit, il est normal qu’il panique et qu’il veuille rester dans vos bras. Il faut accepter c’est état de fait.

 

  1. Ne pas laisser pleurer jusqu’à ce que le bébé s’endorme

C’est un point très controversé, il y a plusieurs écoles sur ce sujet. Pour ma part, j’ai toujours refusé de laisser pleurer mon bébé jusqu’à ce qu’il s’endorme. Plusieurs raison à cela :

  • Oui votre bébé va finir par s’endormir… mais d’épuisement !
  • Son sommeil ne sera pas réparateur
  • Il risque de vivre cela comme un traumatisme
  • Il risque d’avoir le syndrome des « pleurs du soir », c’est-à-dire qu’il se mettra à pleurer systématiquement à la tombée de la nuit, sans doute par crainte et par angoisse de l’abandon
  • Il va associer le fait d’aller au lit comme quelque chose de négatif et risque de se braquer à l’avenir

 

  1. Instaurer un rituel

Tous les soirs, je reproduis le même rituel avec mon bébé. Je lui donne son bain puis son biberon. Parfois je la laisse jouer 10 minutes puis je la mets en gigoteuse. Je la berce devant son lit. De cette manière, elle comprend qu’il est temps de dormir et qu’il faut se laisser aller !

 

  1. Bercer puis rassurer

J’ai commencé à bercer ma fille lorsqu’elle est passé à une alimentation mixte (lait maternel et lait en poudre). Cela fonctionne bien car dans la plupart des cas, seules 10 minutes de bercement suffisent à l’endormir. Parfois, j’arrive à la poser dans son lit, elle braille de fatigue 5 ou 10 minutes et fini par s’endormir seule. Il m’arrive aussi de simplement poser ma main sur elle pendant qu’elle est allongée dans son lit pour la rassurer.

 

  1. Ne pas dormir avec bébé ?

Je pose la question car je ne sais pas si cela a joué. Notre fille a commencé à faire de mieux en mieux ses nuits vers un mois, au moment où mon chéri la mise dans son propre lit et surtout dans sa propre chambre. Avant cela, elle dormait avec nous dans sa nacelle. Bizarrement, je dormais moi-même beaucoup mieux quand elle a quitté notre chambre.

 

7. Passer le relais

Image : www.kopines.com

Ne pas hésiter à passer le relais à son conjoint quand on est trop fatigué, qu’on n’en peut plus. Essayer d’endormir un bébé en étant tendu à cause de la fatigue, ça ne donne généralement pas de bons résultats.

Il faut que votre bébé vous fasse confiance pour qu’il se laisse aller au sommeil. S’il sait que vous n’êtes pas loin et qu’il n’est pas abandonné seul dans son lit, il sera plus serein, cool et apaisé. Pour finir, l’idée principale est qu’il ne faut pas forcer bébé à dormir mais plutôt l’aider à l’accompagner vers le sommeil.

En ce moment je suis confrontée à un autre problème la nuit : mon bébé fait ses dents !

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